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Territoire et ville dans les sciences sociales

Séminaire de Marie-Vic Ozouf-Marignier, Annie Sevin et Christian Topalov

Le séminaire est conçu sur le principe d’une relecture d’œuvres qui abordent l’espace comme objet ou comme analyseur des phénomènes sociaux. Les choix visent à présenter des approches et des façons de faire diverses de par les disciplines, les conjonctures intellectuelles, les échelles d’analyse, auxquelles elles renvoient. Ils privilégient des textes de références, ceux promus par l’historiographie au statut de sources ou de classique, ceux représentatifs de démarches novatrices. Quatre options partageaient les lectures inscrites au programme de l’année.
 

Aborder des types de documents à usage de source pour les sciences sociales. Éloi Ficquet a présenté un dossier de pièces diplomatiques en rapport avec la délimitation des sphères d’influence des puissances européennes en Afrique orientale au début de la décennie 1890. Daniel Nordman a retenu les plans et descriptions géographiques de la ville d’Alger au XVIe siècle (Diego de Haëdo, Topographie et histoire générale d’Alger, et Léon l’Africain, Description de l’Afrique) pour poser la question du texte source ou du texte à considérer en lui-même et commenter le mode de fonctionnement de la description des villes.
 

Reprendre des modalités exemplaires de l’enquête sociologique. Christian Topalov a relu l’article de Maurice Halbwachs sur Chicago, publié dans les Annales d’histoire économique et sociale (1932), représentatif d’une conception de l’enquête sociologique comme expérience faisant coexister la démarche du témoignage et celle, expérimentale, des sciences naturelles. Caroline Varlet s’est attachée au travail collectif sur les Pavillonnaires, conduit en 1966 par Nicole Haumont et Henri Raymond, au sein de l’Institut de sociologie urbaine, travail plusieurs fois réédité et dont l’objet est encore vivant.
 

Resituer des contributions théoriques. À partir des articles d’Étienne Juillard –« La région », 1962, et »Espace et temps dans l’évolution des cadres régionaux », 1972-, Annie Sevin et Marie-Vic Ozouf-Marignier ont éclairé les réflexions du géographe autour de la notion de région, symptomatiques des révisions scientifiques à l’œuvre dans la discipline au cours des décennies 1960-1970. Josefina Gomez Mendoza (professeur à l’Université autonome de Madrid, directeur d’études invité) a fait une conférence sur Pierre Vilar, son parcours de la géographie à l’histoire et son apport à l’étude de la formation d’une communauté nationale, à partir de la thèse de l’historien, La Catalogne dans l’Espagne moderne : recherches sur les fondements économiques des structures nationales (1962). Annick Tanter-Toubon est intervenue sur l’ouvrage de l’architecte italien Aldo Rossi, L’architecture de la ville (1966), œuvre d’ambition théorique, nourrie de références françaises et allemandes dans le domaine des sciences humaines et qui obtint très vite un large écho.
 

Le programme comportait également trois journées d’étude thématiques. Organisée par Cynthia Ghorra-Gobin et Alain Musset, la première se donnait pour objet le lotissement fermé, une des figures les plus remarquées de la promotion immobilière au cours des dernières décennies, en vue de confronter les pratiques d’appropriation auxquelles elle donne lieu dans deux aires culturelles, les Etats-Unis et l’Amérique latine.
Placée sous la responsabilité d’Alice Ingold et de Marie-Vic Ozouf-Marignier, la journée « Paysage et territoire » proposait une réflexion autour des usages sociaux et politiques du paysage à partir d’une confrontation de lectures du livre de François Walter, Les figures paysagères de la nation. Paysage et territoire en Europe (XVIe-XXe siècle) et d’interventions s’appuyant sur des recherches en cours.
Sous le titre « La fabrique de la ville », Isabelle Backouche et Nathalie Montel engageaient à mieux cerner le rôle des différents acteurs, spécialistes de l’aménagement ou particuliers, qui interviennent dans la production de la ville. Dans cette optique, le programme de la journée réunissait des études de cas appartenant à des espaces et à des périodes variés.

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Aménagement des villes et mobilisations sociales

Ce colloque abordera les diverses formes de mobilisations collectives qui ont pris les villes comme objet depuis le Moyen Âge en Europe. À partir d’études de cas, fondées sur une enquête empirique qui met en valeur la diversité des corpus mobilisables, il s’agit de cerner les relations sociales qui s’élaborent au moment où divers groupes sociaux voient l’espace matériel dans lequel ils s’inscrivent se modifier.

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Dynamique et résilience des réseaux routiers : archéogéographes et archéologues en Île-de-France

Les auteurs retracent l'histoire des réflexions relatives à la route, telles qu'elles sont mobilisées par l'archéologie, de façon à réinterroger, en partant du terrain, les concepts, les méthodes et les vocabulaires. La portée des résultats dépasse ainsi le cadre régional de l’étude et participe au renouveau actuel de la réflexion concernant les voies de circulation, en sciences humaines et sociales

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Computer Applications & Quantitative Methods in Archaeology

L'Université Paris 1 et l'EHESS accueillent le CAA2014 (Computer Applications & Quantitative Methods in Archaeology) pour la première fois en France.

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Conflit, identité et frontière dans le processus d'intégration Sud-Américain. Le cas Posadas-Encarnacion

Soutenance de thèse de Maria Dolores Linares à Buenos Aires.

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Autour de l'ouvrage « Aménager la ville. les centres urbains français entre conservation et rénovation (de 1943 à nos jours) »

Les Lundis du CRH

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Dernière modification :
13/11/2018